L'année dernière, l'entreprise a fait de gros investissements pour accroître ses capacités de production, diversifier ses produits et améliorer les conditions de travail des employés La direction de l'usine EmbalMali et l'ensemble de son personnel étaient en fête samedi dernier. C'était à la faveur de sa traditionnelle journée récréative, initiée en 2002 par son directeur général, Ibrahim Charles Amadou. La cérémonie présidée par le ministre de l'Industrie et du Commerce, Choguel Maïga s'est déroulée en présence de son homologue des Maliens de l'extérieur et de l'Intégration africaine, Oumar Hamadoun Dicko et d'une foule nombreuse de clients et d'amis des travailleurs. Ibrahim Charles Amadou a rendu à cette occasion, un hommage mérité au doyen Baboye Thiam, dont la salle de réunion du nouveau bloc administratif portera désormais le nom. Il a également jeté un regard rétrospectif sur les réalisations de l'entreprise durant l'année écoulée. En 2006, EmbalMali a réalisé un important investissement pour accroître ses capacités de production, diversifier ses produits, sécuriser ses investissements et améliorer les conditions de travail de ses employés. Ces investissements, qui s'élèvent à plus de 800 millions de Fcfa, ont porté sur l'acquisition de nouvelles machines, d'une ligne d'extrusion servant à fabriquer les bandelettes d'une capacité de 2400 tonnes et de 6 métiers à tisser de dernière génération visant à accroître les capacités de tissage disponible. EmbalMali s'est aussi procurée deux autres types de métiers à tisser des sacs pour le transport et la conservation de la pomme de terre et de l'oignon. Ces nouveaux équipements ont permis à l'entreprise d'entamer une nouvelle activité de production, palliant le déficit de ce type de produit, jusque-là importé. En outre, l'usine a acquis auprès des services des Domaines de l'État un terrain pour la construction de cette nouvelle fabrique. Grâce à ces nouveaux équipements, la capacité d'extrusion d'EmbalMali est passée de 700 au démarrage de ses activités en 1999 à 2400 tonnes, celle du tissage de 7000 000 mètres linéaires à 22 000 000 mètres linéaires de toiles. Le nombre de métiers à tisser a atteint 25 contre 7 en sept ans d'existence. La capacité de confection, elle, a évolué de 6 à 20 millions de sacs.
De 78 salariés en 1999 l'usine en comptait 164 en fin 2006, dont 157 travailleurs permanents. Avec l'extension des capacités de production de l'usine, EmbalMali a recruté l'année dernière 44 nouveaux employés, a expliqué son directeur. L'investissement initial qui était de 1,5 milliard au démarrage atteint 2,8 milliards aujourd'hui, s'est réjoui Ibrahim Charles Amadou. Le chiffre d'affaires a été multiplié par deux en sept ans, passant de 1,6 milliard à 3,2 milliards de Fcfa. Toute chose qui a fait dire au ministre de l'Industrie et du Commerce, Choguel Maïga que "l'environnement industriel de notre pays est porteur et que désormais, il faudra compter avec dans la création d'emplois, dans la distribution des revenus et dans la contribution à l'assiette fiscale. Il a promis que son département accompagnera les unités industrielles pour leur modernisation et le renforcement de leur compétitivité.
Un soutien très attendu par le personnel de EmbalMali. Selon, le secrétaire général du comité syndical, Alain Dakouo, la concurrence déloyale, la fraude et la mauvaise gestion tuent nos entreprises. "Au moment où l'on parle de création d'emplois, on laisse s'écrouler lentement, mais sûrement, de grandes usines de la place, jetant ainsi dans la rue des centaines de travailleurs, des jeunes, des pères de familles", a-t-il déploré. Il a lancé un "SOS aux autorités", afin qu'elles protègent nos entreprises pour sauver les emplois.